Entrer en école de commerce par représente un investissement financier important. Si les frais de scolarité sont largement communiqués, de nombreux frais cachés viennent s’ajouter au budget des étudiants (vie associative, échanges internationaux, doubles diplômes ou encore coût de la vie selon le campus). Ces dépenses, souvent sous-estimées, peuvent peser lourd dans la balance et doivent être anticipées dès la préparation des concours.
Frais liés à la vie associative et étudiante
Au-delà des droits d’inscription, les écoles de commerce facturent des frais de vie étudiante. La CVEC (contribution vie étudiante et campus) est obligatoire chaque année (105 € en 2025-2026). L’assurance complémentaire santé reste optionnelle (~20–30 € par mois). Des cotisations aux associations peuvent s’ajouter, par exemple, l’adhésion au Bureau des Sports (BDS) de l’EDHEC est d’environ 25 € par an. Le Bureau des Élèves (BDE) peut demander une cotisation, typiquement “de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros” selon les écoles. Par ailleurs, de nombreuses écoles incluent une cotisation promotion ou association des diplômés dans les frais de scolarité (environ 150–300 €). Enfin, les événements organisés par les associations (week-ends d’intégration, bals…) peuvent faire payer billets ou goodies. En guise de synthèse, voici les frais liés à la vie associative et étudiante :
- CVEC : 105 € par an (obligatoire),
- Mutuelle étudiante : facultative, ~150-300 €/an,
- BDE/BDS : cotisation annuelle de quelques dizaines d’euros,
- Association des alumni/diplômés : cotisation pouvant atteindre quelques centaines d’euros payée pendant le cursus,
- Frais d’intégration/événements : week-end d’intégration, soirées, goodies, etc.
Coûts cachés des échanges internationaux
Les étudiants doivent souvent effectuer un semestre ou une année à l’étranger, ce qui génère des dépenses non anticipées. En échange universitaire conventionné, les frais de scolarité demeurent généralement ceux de l’école française (le séjour est souvent “sans frais supplémentaires”). En revanche, il faut prévoir :
- Visa : celui-ci est obligatoire hors UE. Par exemple, un visa étudiant F‑1 pour les États-Unis coûte environ 450 €, tandis qu’un Visa étudiant D-2 pour la Corée du Sud coûte environ 120€. Les visas de stage peuvent également coûter de quelques centaines d’euros,
- Assurance santé internationale : hors UE, la Sécurité sociale ne rembourse pas ou peu. Il faut souvent souscrire une assurance privée (environ 20-40 €/mois selon la couverture),
- Vols : les billets d’avion aller-retour sont nécessaires. Par exemple, un Paris–New York hors saison peut coûter 500-800 € et l’Asie de l’Est ou l’Amérique du Sud 700 à 1 000 €,
- Logement à l’étranger : le loyer et les charges peuvent être plus élevés qu’en France (certains étudiants devront même parfois financer deux logements en même temps),
- Coût de la vie locale : celui-ci est très variable selon la ville. Le budget inclut nourriture, transports, loisirs. Par exemple, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la vie coûte généralement plus cher qu’en France,
- Autres frais : ouverture d’un compte bancaire local, carte SIM, livres ou matériel spécifique, visas multiples pour voyages annexes, etc.
Ces dépenses annexes, souvent sous-estimées, peuvent rapidement alourdir le coût réel d’un échange international et doivent être intégrées dès la préparation du budget.
Lire plus : Pourquoi faire un double diplôme ?
Frais supplémentaires des doubles diplômes
Les doubles diplômes entraînent souvent des coûts additionnels importants. En plus de payer les deux cursus, les étudiants cumulent les charges. Ceux-ci incluent voyages multiples et logements dans deux villes. Par exemple, l’EDHEC indique qu’un double diplôme “MSc in Climate Change & Sustainable Finance” coûte 4 500 € supplémentaires en plus de la scolarité normale. De même, l’EMLV prévient que ses doubles diplômes internationaux peuvent “entraîner des frais de scolarité supplémentaires”.
- Frais de scolarité additionnels : certains parcours exigent un second paiement de droits. Le double-diplôme peut représenter plusieurs milliers d’euros de plus,
- Voyages et transport : frais d’avion ou train pour rejoindre l’université partenaire chaque semestre (typiquement 300-800 € l’aller-retour) et frais de déplacements locaux,
- Logement en double : il est souvent nécessaire de payer un loyer dans chaque pays durant plusieurs mois. Il faut alors compter deux fois le budget logement (étudiant) en cas de doubles résidences,
- Vie courante : deux lieux de vie signifient deux abonnements (téléphone, internet), deux assurances logement, etc.
Écarts de coût de la vie : Paris vs province
Les écarts de coût de la vie entre Paris et la province restent spectaculaires en 2025. Selon l’UNEF, Paris conserve de loin la première place avec un budget étudiant mensuel moyen estimé à 1 627 €, alors que Limoges demeure la ville universitaire la moins chère, à 1 073 €. Cette différence s’explique en grande partie par la flambée des loyers et le prix des transports en Île-de-France. En 2025, le loyer moyen d’un studio à Paris atteint 949 € par mois, contre 559 € pour la moyenne toutes villes de province, et parfois autour de 500-615 € pour un studio comparable à Limoges, Montpellier ou Toulouse. En Île-de-France, l’écart se confirme . Un étudiant dépense en moyenne 804 € en “petite couronne” pour se loger, 738 € en “grande couronne ”.
Additionnellement, l’abonnement étudiant annuel Imagine R (transports en commun franciliens) revient à 384 € en 2025. Parallèlement, dans la plupart des autres villes de province, le Pass annuel étudiant varie entre 250 et 300 €. Concernant les repas, le déjeuner standard au restaurant universitaire (RU) coûte toujours autour de 3,30 € (1 € pour les boursiers du CROUS), mais le panier alimentaire et le reste de la vie courante coûtent nettement plus cher à Paris et dans les grandes métropoles qu’en province. Toujours selon l’UNE, tous postes confondus (logement, transports, alimentation, produits essentiels), Paris cumule désormais près de 32 % d’augmentation du coût de la vie étudiante depuis 2017, bien au-dessus de l’inflation générale.
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Des coûts importants à considérer
Entrer en école de commerce implique bien plus que de régler les frais de scolarité. Pour un étudiant, le budget réel doit inclure la vie associative, les séjours académiques à l’étranger, d’éventuels doubles diplômes et surtout les écarts de coût de la vie selon le campus. Entre un étudiant installé à Paris et un autre en province, la différence annuelle peut dépasser plusieurs milliers d’euros. Anticiper ces dépenses est donc essentiel pour éviter les mauvaises surprises. Avant d’intégrer une école, il est recommandé de demander un budget détaillé aux étudiants déjà sur place, de consulter les enquêtes étudiantes et de comparer les options de financement (bourses, prêts étudiants, emplois étudiants).


