Chaque été, le même scénario se rejoue dans les facultés de droit. Les résultats de juin tombent. Et avec eux, la déception de milliers d’étudiants de première année. En Suisse, le couperet frappe encore plus fort qu’ailleurs. Pourquoi ? Parce que le système n’y pratique ni sélection à l’entrée ni contrôle continu généralisé. À l’Université de Lausanne (UNIL) comme à Genève, une grande partie des étudiants de première année de droit échoue à sa première session.
Que faire ensuite ? Deux options s’opposent. Examinons-les froidement.
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Première option : jouer la session de rattrapage
Contrairement à une idée reçue, un échec en juin n’élimine personne. Les universités suisses organisent une session de rattrapage entre fin août et début septembre. L’étudiant dispose donc de six à huit semaines pour transformer l’essai. C’est court. Mais c’est suffisant, à condition de bien utiliser ce temps.
La difficulté relève de la méthode autant que du droit. Réviser ne consiste pas à relire ses notes. Il faut réapprendre à structurer un raisonnement juridique. Il faut maîtriser la résolution de cas pratiques. Il faut aussi hiérarchiser une matière énorme : obligations, droit constitutionnel, introduction au droit. Un accompagnement ciblé fait ici toute la différence. Des organismes spécialisés proposent ainsi des cours d’appui pour les examens de droit à l’UNIL pendant l’été. Des juristes diplômés y reprennent la matière sous l’angle de l’examen : annales, correction de cas pratiques, méthode de la dissertation juridique.
L’expérience le montre : un étudiant qui a échoué de peu en juin garde d’excellentes chances en août. Encore faut-il travailler de manière structurée, pas en solitaire.
Seconde option : la réorientation, sans précipitation
Pour d’autres, l’échec révèle autre chose. Une inadéquation profonde avec la filière. Dans ce cas, mieux vaut se réorienter tôt que s’obstiner trois ans. Les passerelles existent : admissions parallèles vers les écoles de commerce, bascule vers les HES suisses, changement de faculté. Perdre un semestre à 19 ans n’a rien d’une catastrophe. À une condition : mieux choisir la nouvelle voie.
Le piège classique ? Décider dans l’émotion des résultats. Les spécialistes de l’accompagnement universitaire, comme l’équipe de Cogito en Suisse romande, recommandent une autre séquence. D’abord le diagnostic, ensuite la décision. L’échec vient-il de la méthode ? Du volume de travail ? Ou d’un désintérêt réel pour la matière ? Chaque réponse appelle une stratégie différente.v
Ce qu’il faut retenir
Un échec en première année de droit reste banal sur le plan statistique. Il est rarement définitif. La session d’août offre une vraie seconde chance à ceux qui corrigent leur méthode. Les passerelles ouvrent une porte honorable à ceux qui se sont trompés de voie. Dans les deux cas, une seule stratégie perd à coup sûr : l’attentisme. Entre les résultats de juin et la session d’août, chaque semaine compte.
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