Virginie de Barnier, directrice de l’IAE de la Nouvelle-Calédonie a été élevée au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur. En janvier 2019, elle avait déjà été nommée Chevalier dans l’ordre national des Palmes Académiques.
Pour Virginie de Barnier, cette distinction est avant tout une reconnaissance pour l’IAE Nouvelle-Calédonie : « Notre IAE est le premier dans le Pacifique Sud, une zone stratégique aux enjeux politiques, économiques et géopolitiques majeurs. La Nouvelle-Calédonie, après les épreuves douloureuses des émeutes de mai 2024, se trouve à un tournant décisif, et l’IAE joue un rôle central dans la reconstruction de ce territoire. Il est essentiel, à travers la reprise économique, de restaurer la cohésion sociale, notamment dans un contexte où coexistent diverses communautés. Au sein de l’Université de Nouvelle-Calédonie, en tant qu’acteur phare de l’éducation, notre responsabilité est de former nos étudiants à de nouvelles façons de penser, de bâtir des modèles de résilience et de promouvoir la pluralité. Ensemble, nous devons construire des ponts pour une société plus juste, plus solidaire et capable de vivre en harmonie. C’est un engagement humaniste qui nous guide, car nous sommes convaincus que l’enseignement supérieur doit être un levier contre le déterminisme social et l’obscurantisme. »
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Virginie de Barnier : une carrière académique et un engagement humaniste
D’abord Professeur à l’EDHEC, puis directrice de l’IAE d’Aix-en-Provence, et enfin directrice de l’IAE de Nouvelle- Calédonie, Virginie de Barnier a une carrière académique remarquable de 38 ans, durant laquelle elle a contribué de manière significative à l’enseignement des sciences de gestion et à la recherche. Elle s’est distinguée par son engagement pour une éducation supérieure adaptée aux réalités locales tout en respectant les standards académiques internationaux. Elle défend l’égalité des chances et l’inclusion, offrant des opportunités égales pour tous les étudiants, indépendamment de leur origine géographique, ethnique ou socio-économique. Son engagement humaniste et sa conviction profonde résident dans l’idée que l’enseignement supérieur doit être un levier contre le déterminisme social et l’obscurantisme.
IAE Nouvelle-Calédonie : former les leaders de demain
L’IAE de Nouvelle-Calédonie, fondé en 2020, est le 1er IAE du Pacifique sud. Outil au service des étudiants, des entreprises et du développement du territoire calédonien, il joue un rôle central dans la formation d’une nouvelle génération de dirigeants.
La Nouvelle-Calédonie est confrontée à de nombreux enjeux : dépendance aux énergies naturelles (nickel notamment) ; transitions numériques, sociales et environnementales ; reconstruction après les périodes de tensions sociales et économiques… En outre, son développement repose sur des secteurs comme l’exploitation minière, le tourisme et l’agriculture, qui nécessitent des compétences en pilotage de projets complexes. Les entreprises et institutions de Nouvelle-Calédonie ont donc besoin de leaders bien formés pour apporter des réponses à tous ces défis.
Pour accompagner cette dynamique, l’IAE Nouvelle-Calédonie propose des formations adaptées aux réalités locales. 20 % des cours sont dédiés aux problématiques spécifiques du territoire : droit social et fiscal calédonien, géopolitique du Pacifique Sud, institutions et insertion régionale…
Une recherche centrée sur les enjeux du Pacifique sud
Les activités de recherche de l’IAE sont menées par le Laboratoire de Recherches Juridiques & Économiques (LARJE) et s’articulent autour de 2 axes : Diversité naturelle, culturelle et pluralisme juridique et Émancipation juridique et économique. La région offre des sources de financement spécifiques, comme le fonds pacifique financé par des crédits du Ministère des Affaires Étrangères, qui contribue à l’insertion régionale de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et des îles Wallis-et-Futuna.
L’IAE fait également partie du PIURN (Pacific Island Universities Regional Network), un consortium de 15 universités du Pacifique facilitant la coopération entre chercheurs. Une vaste étude, financée par le PIURN et le Fonds Pacifique, est notamment en cours de réalisation. Elle porte sur le tourisme durable en comparant plusieurs territoires : Australie, Fidji, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Polynésie française et Vanuatu.
Une collaboration étroite avec le Vanuatu
L’IAE a développé une licence pro Métier du Tourisme et des Loisirs au Vanuatu, anciennement appelé les « Nouvelles- Hébrides». La francophonie très présente dans ce territoire a permis le développement de ce programme totalement bilingue français-anglais. Les collaborations avec l’Université Nationale du Vanuatu (UNV) et Virginie de Barnier est membre du Sénat de l’UNV qui est le conseil d’administration académique et de la recherche de l’établissement.
Notons qu’en plus des étudiants étrangers (Vanuatu, Fidji, Vietnam principalement), l’IAE bénéficie d’une grande diversité culturelle en accueillant des jeunes de différentes ethnies : kanak, européens, wallisiens et futuriens, polynésiens, tongiens (îles Tonga), métisses d’origine asiatiques (Chine, Vietnam et Japon principalement).
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