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Universités en Danger : Mobilisation de l’Université Lumière Lyon 2 et de l’ENS Lyon

L’Université Lumière Lyon 2 et l’ENS de Lyon se sont mobilisées en soutien à l’action initiée par France Universités pour défendre un enseignement supérieur public de qualité au service de la jeunesse et de son territoire. Les présidents des deux établissement se sont alors exprimés auprès du ministre, face à la situation financière critique des universités françaises, en conséquence de l’inflation et des mesures salariales non compensées par l’État.

 

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Une situation financière critique pour les institutions supérieures 

Depuis quelques années, des prélèvements sur la subvention pour charge de service public ont alourdi la charge financière des établissements. En effet, pour l’Université Lumière Lyon 2  sa charge supplémentaire était de 11,5 millions d’euros depuis 2022, tandis que l’ENS de Lyon a vu son déficit augmenter de 8,7 millions d’euros. 

 

Universités en danger : engagement du gouvernement et risques à venir

Le ministre de l’Enseignement supérieur s’est engagé à renoncer à un prélèvement supplémentaire de 1 % sur les budgets des établissements pour créer un fonds de solidarité. Ce fonds permettra de venir en aide aux universités les plus en difficulté. Cependant, si la mesure visant à augmenter le Compte d’Affectation Spéciale pension (CAS) est confirmée, cela entraînera un prélèvement supplémentaire sur les budgets des universités en 2025.

À l’Université Lumière Lyon 2, cette mesure pourrait entraîner un déficit de 8,4 millions d’euros, tandis que l’ENS de Lyon, déjà en situation de déficit, devra absorber 1,8 million d’euros supplémentaires pour le CAS pension. Ces difficultés financières auront des répercussions sur l’environnement de recherche, secteur essentiel pour la compétitivité du pays.

 

Mesures à envisager face à la situation 

Face à cette situation, les présidents des universités et écoles ont averti le ministre : les universités et les écoles ne sont plus en situation d’absorber des dépenses supplémentaires. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, l’État prendra la responsabilité de les contraindre à n’avoir d’autres choix que de :

  • Réduire les places disponibles sur Parcoursup
  • Fermer des sites universitaires délocalisés
  • Réduire son offre de formation
  • Baisser ou arrêter des projets de rénovation des infrastructures
  • Diminuer des services aux étudiants (bibliothèques, vie étudiante, etc.)
  • Basculer partiellement aux enseignements à distance pour réduire les coûts opérationnels.

 

Les universités et écoles, conscientes de la gravité de la situation, appellent à une solution rapide pour préserver la qualité de l’enseignement supérieur, essentiel à l’avenir de la jeunesse et à la compétitivité économique du pays.

 

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