Dans un contexte où les profils qualifiés en économie de la construction restent encore limités en France, alors que les besoins explosent, l’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel annoncent la signature d’un partenariat pour créer un master en alternance dès la rentrée 2026. Ce nouveau Master ECART, pour Économie de la Construction, Architecture, Rénovation, Transformation, formera des professionnels immédiatement opérationnels, capables d’intervenir sur des projets complexes mêlant enjeux économiques, techniques et environnementaux.
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Un master construit avec les acteurs de la profession
Pensé pour répondre directement aux besoins du secteur, le Master ECART s’appuie sur l’implication des acteurs de la profession, notamment à travers les contributions de l’OPQTECC et de ses membres.
La formation est proposée en alternance et combine :
- des enseignements académiques structurants ;
- une immersion longue en entreprise ;
- des interventions de professionnels ;
- des cas réels issus d’opérations concrètes.
« Ce master contribue à structurer un maillon essentiel de la chaîne de valeur : l’économie de projet. En formant des professionnels immédiatement opérationnels, nous améliorons la qualité des projets et réduisons les risques », Matthieu Lamy, président de l’OPQTECC.
Une formation structurée autour des compétences clés du secteur
Cette nouvelle formation s’articule autour de trois blocs pédagogiques.
Le premier bloc repose sur une pédagogie expérientielle centrée sur les matériaux. Les étudiants seront confrontés aux réalités concrètes du secteur grâce à des visites de sites, des mises en situation et une meilleure compréhension des filières. Les techniques anciennes seront également abordées, tout comme les matériaux dits « nouveaux », les enjeux de réemploi et la construction hors site.
Le deuxième bloc permettra d’aborder les fondamentaux de l’économie de la construction, comme les études de prix, les métrés ou encore les pièces écrites.
Le troisième bloc visera à développer des compétences plus avancées, notamment autour de la gestion de projets complexes, des outils numériques et des premières approches de l’intelligence artificielle. Une initiation à la recherche sera également proposée afin de creuser certains sujets et de développer une expertise.
La formation est également structurée autour de six grands axes de compétences :
- institutionnel et pédagogique ;
- économique et commercial ;
- technique et technologique ;
- emploi et insertion professionnelle ;
- entrepreneuriat et sécurisation ;
- profession et reconnaissance.
Des débouchés immédiats en réponse aux besoins du marché
Face à une forte demande de recrutement, les entreprises peinent à trouver des profils qualifiés. Le Master porté par l’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel permet donc de répondre à cette problématique en formant des profils capables de gérer des projets et d’en assumer les enjeux économiques, techniques et environnementaux.
Par la suite, les étudiants pourront accéder à des postes tels que :
- économiste de la construction en cabinet ;
- chargé d’études de prix ;
- responsable économique de projets.
Ces fonctions opérationnelles sont au cœur des décisions, là où se jouent les équilibres économiques des opérations. Avec l’expérience, ces profils pourront évoluer vers des fonctions de direction de projet ou des responsabilités transversales plus stratégiques, en lien avec l’ensemble des acteurs de la chaîne.
« L’économie de la construction est au cœur de la transformation des pratiques constructives. C’est un métier clé, mais encore peu mis en avant, alors qu’il joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre des projets », Bruno Barroca, Responsable du Master ECART – Université Gustave Eiffel.
L’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel misent sur la recherche et l’ouverture internationale
Dès l’ouverture des inscriptions, les chiffres montrent un véritable succès. Le Master ECART a reçu plus de 600 candidatures pour une promotion initiale de 20 étudiants, avec une partie des places également ouverte à des professionnels en activité souhaitant reprendre leurs études. La formation sera largement axée sur l’alternance.
Le master intégrera également une dimension recherche, avec des travaux menés sur des problématiques précises de l’économie de la construction. L’objectif est de contribuer, à terme, à faire évoluer concrètement les pratiques du secteur.
Enfin, une ouverture à l’international est prévue via des mobilités ERASMUS académiques et professionnelles en Europe, ainsi que des cours d’économie de la construction dispensés en anglais. En complément des partenariats déjà développés par l’Université Gustave Eiffel, de nouvelles opportunités avec des universités étrangères pourraient également venir s’ajouter.
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